Quand tu en as marre de la dictature Facebook…

La dictature Facebook, c’est l’histoire d’une plateforme qui perdure malgré les scandales et les intrusions dans la vie privée de ses utilisateurs. Le réseau social de Zuckerberg est incontournable, hélas, en terme d’échanges et d’informations (vie associative, réseau virtuel familial, restaurants, bars, certaines boutiques), malgré le siphonnage intensif de nos données à des fins publicitaires. En quoi Facebook est dangereux, qui est Zuckerberg… ? Voici un petit tour d’horizon !

Caricature de Zuckerberg et Meta

Scandales en série sous la dictature Facebook

On connaissait le scandale de Cambridge Analytica, où les données de millions d’utilisateurs ont été subtilisées et que l’on a subtilement influencé pour les amener à faire élire Trump, au grand dam du créateur du célèbre média social. 

Radicaliser les gens. Trump et son équipe ont eux-mêmes, après 2016, su tirer parti de la puissance de Facebook pour répandre de fausses informations auprès d’internautes ciblés. Ces internautes avaient déjà des opinions assez polarisées, en raison des contenus que leur renvoyait leur newsfeed Facebook. Les ingénieurs de la plateforme ont eu beau constater que leurs algorithmes favorisaient les opinions extrêmes, ils n’ont rien fait pour remédier à la situation.

Montée de la violence. Le célèbre réseau social a par ailleurs contribué, involontairement, à une montée de la violence interethnique et religieuses, suite à l’organisation, par des individus douteux, d’événements, dans plusieurs pays.

Le massacre des Rohingyas, en 2017. Des milliers de membres de cette minorité ethnique ont été tués. Beaucoup d’entre eux se sont réfugiés au Bangladesh, le pays voisin. A l’origine de ce drame, il y a eu un torrent de publications haineuses (insultes racistes et appel à la violence contre eux), déversé principalement sur Facebook… cette situation qui a dégénéré en ligne a mené à un véritable massacre.

Le réseau de Zuckerberg a aussi permis à des publicitaires de définir d’étranges catégories de consommateurs, comme la catégorie « antisémite » par exemple. C’est ce qu’on appelle faire feu de tout bois ! 

Précédemment, il y a aussi eu ce dépôt de brevet controversé consistant à enregistrer, via votre smartphone, et à votre insu, le son émis par des publicités sur votre téléviseur. Selon la clarté du son et des bruits autour, l’application pourrait ainsi déduire que vous avez regardé la publicité (et que donc vous l’avez appréciée) ou que vous vous en êtes éloigné. Dans le premier cas, Facebook vous adresserait des publicités similaire sur sa plateforme !

La dictature Facebook et ses intrusions

Le système Facebook n’est pas à une intrusion près. Les pisteurs Facebook vous suivent même en dehors de vos pérégrinations sur le réseau social, afin de récolter toujours plus d’informations sur vous. 

Boutons de partage Facebook, Twitter, ou la surveillance exercée par les GAFAM
Le bouton Facebook est un pisteur, servant à recueillir des données sur ce que vous visitez, lisez, achetez.

Veuillez décliner votre vraie identité, SVP

La plateforme exigeait, depuis sa création, votre vrai nom. EN effet, il faut savoir que Mark Zuckerberg prône la transparence totale de l’identité.

Il considère qu’en ligne, il faut être soi et seulement soi. L’empereur Zuckerberg n’aime pas que vous ayez différents profils, ni des pseudos. Non, il n’aime pas ça, car cela complique la collecte des données que ses équipes organisent sur vous.

En revanche, il a racheté tous les terrains qui bordent ses propriétés, afin que rien ni personne ne puisse l’épier.

Il semblerait que l’on puisse modifier plus facilement son nom, à présent, et même jongler entre les profils Facebook. Cependant, cela est certainement dû au fait que le réseau social a récolté suffisamment de données sur ses utilisateurs pour les identifier très facilement. 

Toutefois, on ne peut pas changer de nom quand on le souhaite. Si vous le changez, vous devez attendre 60 jours avant de pouvoir le modifier de nouveau !

Le paradis des voyeurs

Cool, à l’origine, la célèbre plateforme a vite généré plus de mal-être qu’elle ne créait de lien entre les gens. Elle a normalisé le voyeurisme, le fait d’espionner la vie des autres.

Si vous suivez, par défaut, l’un de vos amis contacts, il y a des chances pour que chaque fois que vous ouvriez Facebook, vous ayez le droit à un résumé de son activité récente : 

Machin a aimé ceci, Truc a commenté cela.

Beaucoup d’entre nous n’y feront pas vraiment attention. Mais les gens les plus curieux, les plus voyeurs se régaleront de cet étalement de votre activité en ligne !

Épier ses contacts (« amis ») est devenu acceptable, puisque tout est étalé dans le fil d’actualité… beurk.

Zuckerberg a fait du voyeurisme une vertu.

Les contenus Facebook des autres dépriment

Facebook/Instagram ont poussé les gens et les encouragent encore à montrer une image idéalisée de soi aux autres. Elles incitent à la comparaison sociale. L’empire Facebook-WhatsApp-Instagram a clairement identifié que de très jeunes filles se sentaient mal, se dévalorisaient, en raison des contenus qu’elles consultaient sur Instagram, mais il n’a rien fait pour résoudre le problème. 

Exposer sa vie privée pour « être dans le game », plaire aux autres, se plaire à soi, se donner l’impression d’avoir une vie plus intéressante que celle des autres s’est banalisé.

La faute à…

« cette accoutumance qui s’est créée et élargi les seuils de tolérance et a fait que beaucoup consentent, sans même parfois s’en apercevoir, des abandons importants de leur sphère privée et de leurs droits fondamentaux. La faute aussi au désir d’extimité (Serge Tisseron), ou le désir de faire reconnaître son originalité profonde, intime.

On devient un individu par le regard des autres, quand on vit l’expérience d’être vu.e et reconnu.e. C’est le même désir de reconnaissance qui entraîne l’exposition de parts de soit sur les réseaux sociaux. » (Source : Surveillés et consentants, Sciences Humaines, novembre 2015)

Les échanges et autres débats doivent être plein d’effusions, outranciers ou extravagants, sous peine d’être invisibilisés, ignorés par l’algorithme.

Les propos plus complexes, nuancés et prudents sont généralement méprisés, car ils ne retiennent pas les utilisateurs assez longtemps sur la plateforme.

Les algorithmes Facebook et la superficialité des « amis »

Partager des informations intéressantes, concernant l’écologie ou le féminisme rencontre peu d’écho, si ce n’est pas un peu extrême : on récolte généralement peu d’interactions (commentaires, « likes »). Rien d’étonnant à cela vu l’opacité algorithmique qui est à l’œuvre sur ce réseau.

La plateforme préfère mettre en avant les contenus qui suscitent des émotions fortes !

La plateforme préfère mettre en avant les contenus qui suscitent des émotions fortes, qui distraient : chatons, photos de ses enfants, photos de voyage. Elle laisse peu de place pour des contenus plus intellectuels, plus réfléchis, à la nuance. 

Il y a aussi cette tendance au zapping, liée à l’avalanche de contenus qui nous ensevelit chaque jour (si on laisse faire). On approfondit plus rien, on aime le tout-cuit, les vidéos, les selfies.

Fausses recommandations de la part de vos contacts

Votre fil d’actualité affiche des contenus prétendument appréciés de vos « amis », alors que ce n’est pas toujours vrai, loin de là. Il ne s’agit que d’un ciblage publicitaire basé sur les conclusions que la plateforme tire des données que vous lui livrez.

Que sait-on de Zuckerberg, le fondateur de Facebook ?

Le créateur de Facebook est fasciné par l’empire romain, par la psychologie humaine et il aime étudier le comportement des individus. Bouh !

Il a bâti son empire, avec Facebook. Il règne depuis plus de 10 ans, avec l’approbation de 2 milliards d’utilisateurs, dont je fais encore partie. Il occupe à la fois les rôles de PDG de sa firme et de président du conseil d’administration (Chairman of the board, baby). Par ailleurs, il contrôle 58 % des droits de vote en tant qu’actionnaire.

À la manière d’un César, il édicte ses lois (conditions générales d’utilisation, politique de confidentialité, imbuvables et floues à souhait), jamais contredites par quiconque, car qui les consulte ? Ni vous, ni moi.

On ne peut faire sur WhatsApp ou Facebook que ce que le programme nous autorise à faire (« Code is Law« ).

Essayer en vain de fusionner deux pages Facebook, c’est impossible, dans de nombreux cas (modifier le nom, bidouiller les paramètres, écrire à facebook pour réclamer). La plateforme oppose toujours des arguments débiles pour justifier ses refus.

Pourquoi continuons nous à enrichir Zuckerberg, sur Facebook/Instagram ou sur WhatsApp (donc sur Facebook) alors qu’il nous fait froid dans le dos ?

Facebook est un site visité par 1,5 milliard d’utilisateurs chaque jour.

(source : Facebook, itself)

Pourquoi Ne Pas Quitter Facebook D’un Coup ?

Honnêtement, qui parvient réellement à quitter Facebook ou Instagram sans y revenir ? Et si vous n’êtes pas sur Facebook, vous êtes souvent sur Instagram, ou sur WhatsApp, et malheureusement, vos données personnelles et privées sont siphonnées et mutualisées, analysées et revendues…dans les trois cas.

J’ai vu nombre de personnes désactiver leur compte 36 fois avant de revenir en courant ou en catimini ! Personnellement, je préconise un éloignement progressif. Il est rendu difficile lorsque les associations ou groupes que l’on fréquente communique via Facebook. Adieu les forums qui existaient avant 2006… tout se passe sur Facebook !

Pour prendre ses distances avec cette plateforme monopolistique, il existe différents réseaux dont un réseau libre et sécurisé qui se nomme Diaspora. Ce réseau social est plus rudimentaire mais au moins, c’est un réseau décentralisé qui ne recueille pas d’informations sur votre petite personne. A vous de le découvrir, si vous êtes curieux 🙂 !

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